Photo Ma vie d'expatriée

Tamara

Ma vie d'expatriée

Cela fait plusieurs fois que vous me demandez de vous parler de mon expatriation vers le Québec, alors voici ici un petit résumé de cette histoire.

 

En 2010, mon mari et moi avons décidé que nous voulions changer d’air, un peu lassés du train-train quotidien de la vie en banlieue parisienne (même si nous adorions Maisons-Laffitte) et surtout voyageurs dans l’âme, on ressentait une envie profonde de grands espaces et de nouveautés.

 

J’avais fait un stage au Canada, près de Toronto un été et j’avais passé des vacances avec mes parents au Québec dans mon enfance. Le Québec et ses grands espaces nous faisait rêver et après avoir participé au forum parisien “Destination Canada”, nous avons lancé les procédures de visa.

Nous avons fait simultanément une demande de PVT ainsi qu’un dossier pour obtenir la résidence permanente.  À l’époque, la course au PVT n’était pas si folle alors en envoyant notre dossier dès le deuxième jour d’ouverture, nous avons eu des places.

 

C’était donc parti le grand départ dans l’aventure la plus totale : nous deux et notre fille de presque deux ans vers une destination quasi inconnue, sans job, avec un logement temporaire trouvé sur Kijij pour trois mois. Nous sommes un peu partis sur un coup de tête mais confiants. Il faut dire que nos recherches d’emploi de France à Montréal ont été vaines, les recruteurs s'intéressant plus aux profils déjà sur place.

Les premiers jours ont été un peu difficiles car nous logions à l'hôtel dans un quartier du centre ville pas franchement glamour, ce qui a remué certains doutes (“Euh...on a peut-être fait une erreur!?”).

Mais je vous rassure ça n’a pas duré. Une semaine après notre arrivée nous avons emménagé dans le logement temporaire qu’on avait trouvé pour trois mois. Appartement très sympa, la personne qui nous l'a sous-loué est d’ailleurs resté un bon ami et petit quartier familiale tranquille et vivant.

Ouf!

 

Ensuite tout s'est enchaîné car nous n'avions pas non plus suffisamment d'économies pour tenir des mois, il fallait donc aller vite. Première étape: trouver une garderie pour notre fille (dans un système tout nouveau pour nous) afin de nous libérer du temps pour chercher du travail et aller aux entrevues.

Et nous avons trouvé une garderie… au premier étage de l’immeuble que nous habitions (royal!).

David a rapidement trouvé un travail dans sa nouvelle orientation professionnelle (sans trop d’expérience, ce qui est souvent difficile en France); certes mal payé mais sachant qu’il débutait sa reconversion, avec le recul, c’était une belle opportunité.

De mon côté, j’ai trouvé du travail après un mois, via une agence de placement pour faire des remplacements temporaires  (il est bon d’avoir une première expérience de travail dans le pays pour valoriser son CV). Et ensuite, les choses ont bien bien bougées car j’ai trouvé un poste de coordonnatrice marketing chez Reitmans, un distributeur de vêtements pour femmes (le rêve!!) chez qui je suis restée plus de quatre ans et que j’ai quitté pour créer mon entreprise et lancer mon blog.

 

Du coup ce pari un peu fou était plutôt une bonne idée finalement.

 

Cela fait maintenant 6 ans que nous sommes à Montréal, il y a bien évidemment des choses qui nous manquent de France, notamment la famille et les amis et aussi certains aspects de la vie française mais Montréal est une ville magnifique, animée et tellement agréable pour élever des enfants.

 

Je vous ai donc préparé deux petites listes des meilleurs points et des points un peu moins bons de l'expatriation:

POINTS “POSITIFS”

  • L’aventure: suivre ses envies et partir découvrir de nouveaux horizons est tellement enrichissant et procure un sentiment de grande liberté. Arriver pour s'installer dans une ville où tout est nouveau est à la fois étourdissant et merveilleux.
  • La langue anglais: qu’on utilise beaucoup plus ici. Dans mon poste chez Reitmans, la langue de travail était principalement l’anglais. À l’école ma fille a déjà des cours d’anglais (une heure par semaine) depuis l’âge de six ans.
  • La qualité de la vie montréalaise: il y a dans cette ville une vraie douceur de vivre. Les gens sont plutôt détendus et très sympathiques, ce qui crée une ambiance douce et conviviale. Montréal c’est un peu une grande ville à échelle humaine ce qui ne l’a rend pas étouffante et facile à vivre en famille. Nous habitons à une vingtaine de minutes du centre-ville en métro et pourtant nous sommes dans un quartier calme et chaleureux.
  • Les parcs: très nombreux avec des modules de jeux pour les enfants. De quoi bien profiter de l’été (les montréalais sont de grands adeptes des piques-niques au parcs les week-end) ou faire du ski de fond en hiver.  l
  • Le vélo: pendant la saison estivale, on se déplace beaucoup à vélo, Montréal est très facilement praticable pour les cyclistes. 
  • New York: La “big apple” se trouve à environ 7 heures de route! J’avoue, je suis en amour avec cette ville, d'où ce point ;)
  • Les activités: Montréal regorge d’activités à faire, été comme hiver, en famille ou en solo, c’est très animé.
  • Entreprendre: il y a une très forte dynamique entrepreneuriale à Montréal et la mentalité est totalement différente de celle de France. Je vais légèrement généraliser mais ici on ne te dit pas “ mais pourquoi? Tu es bien sûr? Et si tu échoues?”...mais plutôt “wow c’est génial! As-tu aidé voir ici, ce serait un bon plan pour toi! Bravo!”. On est pris dans une énergie ultra positive qui nous pousse à suivre nos rêves, ce que je trouve génial. 

 

POINTS “MOINS POSITIFS”:

  • L’hiver: on ne va pas se mentir, c’est quand même difficile et c’est parfois toute une logistique pour se déplacer en voiture (il faut aimer pelleter!!). On ne peut pas sortir vite fait de la maison acheter une baguette, il faut prendre le temps de mettre tous les accessoires adaptés. 

Autant Montréal en été/ printemps c’est fabuleux, autant l’hiver est un peu plus intense. Ceci dit, nous avons vécu ces derniers hivers avec de jeunes enfants, je pense que plus il vont grandir plus ce sera facile de faire des activités hivernales et donc de plus profiter.

  • Les vacances: en tant que salarié il n’y a pas beaucoup de vacances. Le minimum est de deux semaines par an, en général vous vous en sortirez quand même avec trois ou quatre semaines. Par contre on oublie les RTT!
  • La distance: on est loin de la France et donc de la famille et les billets d’avion sont chers! Rentrer à quatre en vacances c’est tout un budget! Et puis passer des vacances en France ce n’est pas vraiment dépaysant, surtout pour nous qui aimons découvrir de nouveaux horizons. Et le fait de ne pas avoir de famille proche fait que c’est moins facile pour nous, en tant que parents et couple, de parfois pouvoir prendre un peu de temps pour nous.
  • La nourriture: je dois vous avouer que le choix est moins diversifié qu’en France et que c’est assez cher. Ceci dit j’ai quand même trouvé des adresses sympas et comme je cuisine beaucoup avec des produits locaux, on trouve plus ou moins notre rythme.

 

Globalement le bilan est très positif. Nous nous sommes épanouis professionnellement au Québec et les enfants sont très heureux. Même si parfois on rentrerait bien, on a dû mal à se décider à quitter notre vie ici, car il y a tellement de points positifs.

Donc pour l’instant on est ici et on profite, d’ailleurs l’été vient de commencer et c’est en plus le 375ème anniversaire de la ville de Montréal, ce qui promet un été bien animé, pour notre plus grand plaisir.

 

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