Photo Fast & Furious 8

Flora

Fast & Furious 8

On a pu craindre pendant un moment que la saga soit stoppée net après le décès brutal de Paul Walker lors du tournage du 7ème opus, mais c'était sans compter les gros bras de Vin Diesel. La saga surdosée à la testostérone et au NOS reprend du service pour un 8ème chapitre au scénario faiblard et aux clichés plus gros que le tour de bras de Dwayne Johnson. Finalement, ils auraient peut être dus s'arrêter au précédent...

 

L'histoire tient dans un mouchoir de poche. Dom (Vin Diesel) et Letty (Michelle Rodriguez) sont en lune de miel à Cuba, tous les membres de la bande coulent des jours heureux quand une mystérieuse femme blonde, Cypher redoutable hacker (Charlize Theron), recrute Dom pour réaliser ses basses besognes via un bon gros chantage affectif. En parallèle de cela, l'agent Hobbs (Dwayne Johnson) se retrouve en prison après une opération ratée et face au vilain Deckard Shaw (Jason Statham). Les intentions de la méchante ne sont pas très très claires et ne servent vraiment qu'à justifier une débauche d'actions plus impressionnantes les unes que les autres. Ne parlons même pas des "rebondissements" qu'un enfant de 10 ans verra arriver à 10 kilomètres à la ronde.

 

Reste que la saga n'a jamais été connu non plus pour la profondeur de ses scénarios. Il est vrai que ça ne vole jamais très haut mais les précédents opus avaient quand même le mérite d'être un peu drôle et ne pas trop se prendre au sérieux. Le filon est surement un peu épuisé. Le réalisateur F. Gary Gray (Braquage à l'italienne ou N.W.A Straight Outta Compton) a tenté la carte de l'humour à haute dose mais tombe malheureusement complétement à plat ou alors totalement à côté. Malgré tous les efforts de Dwayne Johnson et Jason Statham qui s'envoient piques sur piques ou Tyrese Gibson, le mec à l'humour un peu lourd, on rit peu. Reste la qualité des scènes d'action, toujours millimétrées et plutôt efficaces sur la forme. Sur le fond, on sent que la surenchère finira par lasser. Les scènes de combat mano à mano sont cependant plutôt réussies.

 

Niveau casting, on prend les mêmes et on recommence. Vin Diesel fait du Vin Diesel jusqu'à nous donner clairement envie de lui filer des baffes chaque fois qu'il prononce la phrase "la famille c'est le plus important". Charlize Theron est plutôt convaincante en garce sans cœur mais n'est pas aidé par le scénario. Il est assez plaisant de voir l'acteur norvégien Kristofer Hivju (Tormund dans Game of Thrones) dans un autre registre. Pour continuer sur les petits nouveaux : Scott Eastwood fait le job mais manque cruellement du charisme de son père et on se demande bien ce qu'est venue faire Helen Mirren dans cette galère. Reste la bonne surprise de ce Fast & Furious 8 : le bébé. A lui tout seul, il sauve par sa bouille et ses moues adorables, le métrage du naufrage complet.

 

Je suis plutôt bon public en général et j'aime les films un peu crétins qui pétent dans tous les sens. Mais ce film, qui réjouira tous les fans de très belles carrosseries certainement, vole décidément trop bas. Il y a malgré tout quelques scènes réussies, une bande son toujours sympathique et un bébé à croquer. Ca aurait pu être pire. Vivement les deux suites d'ors et déjà annoncées.

 

Crédit photo: Copyright Universal Pictures International France // Photo du site Allociné .

 

 

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